jump over navigation bar
Embassy SealDepartement Detat Des Etats-Unis
embassy_name.jpg flag graphic
Nouvelles de l'Ambassade
 
  Communiqués de Presse Discours de l'Ambassadeur

Discours de l'Ambassadeur

Discours de l’Ambassadeur Roger A. Meece
À la Célébration du 4 juillet, marquant le 230e anniversaire de l’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique
Mardi 4 juillet 2006, 18h


Mesdames et Messieurs,

J’aimerais exprimer mes plus sincères remerciements à vous tous qui avez accepté d’être des nôtres ce soir pour célébrer ensemble la naissance des Etats-Unis d’Amérique.  J’aimerais aussi exprimer ma gratitude à Madame Julie Vichi qui nous gratifie au piano de musique si agréable.  Je souhaite également témoigner ma sincère appréciation au groupe d’étudiants du Lycée Sainte Germaine de N’Djili qui a interprété les hymnes nationaux.

J’ai l’impression que nous avons moins de politiciens que l’an dernier présents ici ce soir.  Si cela signifie qu’ils sont en train de faire campagne pour les prochaines élections, je n’ai certes aucune objection.  En fait, mes remerciements s’adressent à tous – candidats, officiels de la Commission Electorale Indépendante, membres des partis –  à tous ceux qui participent à la phase préparatoire des premières élections démocratiques en République Démocratique du Congo depuis plus de quarante ans.  Tous sont engagés dans un travail extrêmement important visant à créer un pays et un avenir meilleurs pour des dizaines de millions de Congolais.  Existe-t-il quelque chose de plus important que cela?  Alors, je les remercie également, même s’ils ne peuvent pas être parmi nous ce soir.

Nous célébrons aujourd’hui l’anniversaire du début d’une expérience marquée par la signature de la Déclaration d’Indépendance il y a deux cent trente ans.  Pour la première fois, un pays était fondé pour une cause, pour un principe, l’idée selon laquelle un gouvernement n’est légitime et souverain que s’il est issu du peuple. L’adhésion à ce principe provoqua une révolution.  Je ne fais pas référence à la guerre pour l’indépendance américaine mais plutôt à une révolution qui a profondément changé la façon dont les citoyens formulent une opinion sur eux-mêmes, sur leurs gouvernements et sur leurs droits.  Cette révolution continue encore aujourd’hui.

Comme vous le savez tous, ce mois est aussi un mois historique pour le Congo.  Dans tout juste trois semaines, nous verrons le premier tour d’élections démocratiques organisées dans ce pays.  Un nouveau gouvernement sera issu de ces élections, dont les membres auront été élus démocratiquement et qui seront responsables de leurs actions devant le peuple congolais.  Assurément, ceci est aussi une révolution, se déroulant ici, dans le plus vaste pays d’Afrique Centrale, et cette révolution a une signification et une importance profondes.

Ces élections constituent un pas en avant d’une importance majeure pour le peuple congolais.  Comme ce fut le cas au tout début de l’existence des Etats-Unis, il y une aide et un appui importants de la part de la communauté internationale, mais soyez en certains : c’est un processus dont la finalité est l’établissement de la démocratie – un gouvernement choisi par le peuple congolais, issu du peuple congolais, et pour le peuple congolais.  Des progrès remarquables ont déjà été faits pour envoyer au passé une longue et triste histoire de mauvaise gouvernance, de confrontation et de conflit. 

Certains demandent de nouvelles négociations et des délais supplémentaires.  Cela, je l’entends dire depuis le début des années 90.   Mais moi, je dis que le temps des délais supplémentaires est révolu.   Le temps est maintenant venu de fournir des résultats concrets, de clore le chapitre de la Transition et de procéder à des élections libres et équitables.  Il est temps pour le peuple congolais de se prendre en charge par la voie des urnes.  Ceci sera véritablement une victoire capitale pour tous les Congolais de bonne volonté.

Bien que cette réussite représente d’énormes progrès presque inimaginables il y a dix ans, gardons-nous bien d’entretenir des illusions naïves.  L’expérience, nouvelle et grande, amorcée en 1776 à Philadelphie n’était pas parfaite.  Il y avait de gros problèmes à résoudre, tels que la mise en place d’une réelle égalité des chances et l’élimination des maux terribles engendrés par l’esclavage.  Le peuple américain a consenti d’énormes sacrifices pour résoudre ces problèmes aux cours des décennies passées.  En vérité, nous continuons aujourd’hui, en tant que nation et peuple, à accomplir pleinement les idéaux et les principes formulés par nos pères fondateurs.  Ces derniers ont cependant créé un système qui marche et qui nous permet de résoudre ensemble nos problèmes.

Les élections congolaises seront les premières élections réellement démocratiques depuis plus de quarante ans, et pour la plupart des Congolais, le tout premier scrutin auquel ils participeront.  Elles ne seront pas parfaites, certes, mais comme en Amérique du Nord il y a deux cent trente ans, elles établissent un processus permettant aux citoyens de participer à leur propre gouvernance, de réduire les disparités pour identifier l’intérêt commun et trouver des solutions, et de définir une politique de gouvernance en tant que nation et en tant que peuple.

Atteindre ces objectifs exigera de gros efforts.  Pour que les débats électoraux soient constructifs, la police et autres autorités doivent assurer la sécurité dans le respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression.  Les candidats et les leaders politiques, quant à eux, doivent s’efforcer de faire appel à ce qu’il y a de meilleur dans l’homme, mener des campagnes responsables et présenter des programmes positifs.  Les journalistes et les médias doivent fournir une information neutre et objective pour informer les Congolais des opinions et des évènements.  Mais tous n’en font pas ainsi.

Le travail qui s’annonce est massif et jalonné de difficultés, et j’espère que les candidats et les leaders politiques l’aborderont. Comment assurer une force militaire nationale capable, responsable, efficace et comment garantir la sécurité de tous?  Comment attaquer énergiquement, et finalement éliminer, la corruption à tous les niveaux et garantir la bonne gouvernance?  Comment reconstruire un véritable système judiciaire ?  Comment promouvoir le développement économique et assurer pour tous les Congolais les services de santé et scolaire fondamentaux ainsi que d’autres services de première nécessité ?  Il n’existe pas de réponse facile ou simple à ces questions.

Je suis cependant convaincu que les Congolais qui contribuent le mieux à un programme positif, qui évitent les appels à la confrontation, à la haine ou à la violence, qui peuvent démontrer à leurs compatriotes leur capacité et leur volonté de travailler ensemble pour garantir une bonne gouvernance et un développement accessible à tous les Congolais – ces personnes seront ceux et celles qui peuvent et qui devraient, en fin de compte, réussir à servir le peuple congolais dans une nouvelle ère de gouvernance démocratique.

Les problèmes dont j’ai parlé sont ardus, mais ils peuvent être résolus.  J’ai la certitude que le peuple congolais continuera de jouir du soutien et de la solidarité de la communauté internationale après la tenue d’élections réussies, pour l’aider à s’attaquer à tous ces défis.  Je puis vous assurer sans équivoque que les Etats-Unis resteront un partenaire et un ami de taille, pleinement engagé à continuer son travail de soutien des aspirations légitimes du peuple congolais.

C’est une époque passionnante et remarquable, pleine de promesses pour l’avenir.  Je suis très heureux d’avoir le privilège d’en être témoin.   J’ai même rempli une demande d’accréditation d’observateur électoral, comme tant d’autres l’ont fait.  J’attends avec impatience cette période électorale et suis extrêmement content d’être à Kinshasa pour voir un Président et un parlement élus entrer en fonction, ouvrant une ère nouvelle et prometteuse de démocratie en République Démocratique du Congo.

Pour conclure, j’aimerais changer quelque peu la formule du toast traditionnel.  Au lieu de porter un toast en l’honneur de nos pays respectifs et de leurs dirigeants, j’aimerais vous inviter à lever vos verres : Au premier tour des élections congolaises démocratiques du 30 juillet, au peuple congolais et à un avenir nouveau et démocratique !

back to top ^

Page Tools:

Printer_icon.gif Print this article



 

    Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
    Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer. .